Archives Mensuelles: février 2013

CESE : jusqu’où bloquera-t-on la démocratie?

CESE : jusqu’où bloquera-t-on la démocratie ?

Le CESE a rendu publique sa décision quant aux 700 000 pétitions citoyennes : la demande est irrecevable. Un refus de plus dans l’application des droits démocratiques affirmés dans la Constitution.

En moins d’un mois nous avons réussi l’exploit historique de rassembler 700 000 pétitions à l’attention du CESE, déposées le 15 février dernier par le Collectif.

Face à notre mobilisation sans précédent, le président du CESE, Jean-Paul Delevoye, avait déjà jugé la pétition « irrecevable sur le fond » le 20 février sur KTO, arguant qu’elle demandait au CESE de se prononcer « pour ou contre la loi  » (la vidéoici).

Le CESE a rendu ce matin son verdict : la demande citoyenne de saisine sur le projet de loi Taubira a été jugée irrecevable. En effet : « la saisine du CESE pour avis sur un projet de loi relève exclusivement du Premier Ministre » (blog de Philippe Brillault). Alors que le droit d’expression par pétition accordé aux citoyens avait été affirmé et renforcé par la Constitution de 2008, l’Etat nous montre à nouveau sa volonté de passer outre et de nier l’opinion des Français.

Pour mieux faire diversion et donner une image conciliante, le Conseil Economique, Social et Environnemental a décidé de s’auto-saisir autour du sujet de l’évolution contemporaine de la famille. Une saisine pour l’instant sans calendrier et qui promet d’être un bel artifice !

On se demande alors quel est le rôle du Conseil ? Garantir la démocratie ? Assurer l’application des droits citoyens ? S’occuper des débats pressants de société comme le chômage ?

Le droit de manifester et le droit de pétition sont inscrits dans la Constitution !

Rappelez-vous :

Le 13 janvier, on nous avait annoncé un chiffre honteusement bas de 340 000 participants à la Manif pour Tous. 700 000 personnes avaient ainsi disparu sous les yeux de la police et la manifestation avait dédaigneusement été qualifiée de « conséquente ».

Le 12 février, jour du vote en première lecture à l’Assemblée Nationale, on nous a injustement empêché de manifester devant l’Assemblée.

Aujourd’hui la pétition-saisine est jugée irrecevable par le CESE…

On ne veut pas nous entendre !

La politique de l’autruche n’a jamais amené personne bien loin et sera lourde de conséquences sur la société dans les années futures. Face à cedéni de démocratie, restons plus soudés que jamais pour faire entendre notre voix au gouvernement !

La décision du CESE est contestable devant le Conseil d’Etat. Le CESE doit remplir un rôle d’étude et d’expertise sans intervention immédiate ou directe dans le domaine de l’actualité législative.

Nous confirmons notre droit au débat et à l’échange d’arguments pour éclairer les Français sur le projet de loi « Mariage pour Tous » dont la dénomination ne dit pas clairement ce qu’elle recouvre.

Mobilisons-nous le 24 mars prochain pour faire entendre nos voix !

Vous pouvez d’ores et déjà écrire à François Hollande pour lui dire que nous serons nombreux sur les Champs Elysées le 24 mars !

Liberté de conscience ! Egalité devant la naissance ! Fraternité dans la croissance !

Un maire homosexuel contre le mariage gay

 

Jean-Marc Veyron La Croix, maire de Chasselas :  son discours devant la préfecture de Saône-et-Loire le 2 février  sa lettre au cardinal Barbarin

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Son discours du 2 février à Chalons-sur-Saône

<<  Bonjour

Je suis homosexuel, et aussi maire de ma commune en Saône-et-Loire. Et je suis ici pour vous dire mon opposition à ce projet de loi duMariage pour tous et je voulais vous faire partager quelques réflexions :

– je ne me reconnais pas dans les revendications du lobby interLGBT, qui par ailleurs n’a jamais été élu et n’est pas représentatif de l’ensemble des homosexuels, qui ne forment pas une communauté : y- a- t-il d ailleurs une communauté hétérosexuelle ?

– ces associations ont toute leur légitimité – elles ont beaucoup fait pour nous rendre la vie plus douce, ont beaucoup fait aussi pour les malades du sida et il reste évidemment un travail énorme à faire, par exemple quand on sait que l’homosexualité reste un crime ou un délit dans plus de 80 pays ; MAIS cela ne leur donne pas pour autant une représentativité.

– des voix comme la mienne se lèvent –notamment avec le collectifhomovox.com pour faire entendre un autre discours, plus ajusté, plus respectueux fondamentalement des personnes homosexuelles, des institutions qui structurent notre société et bien évidemment des enfants !

– On nous parle d’égalité : je ne suis pas égal, je suis différent, ni mieux, ni pire, et à ce titre je réclame un traitement différent ; il est d’ailleurs curieux que ceux qui vilipendent depuis des années le mariage soient maintenant les mêmes à vouloir nous l’offrir : voudraient-ils nous faire un cadeau empoisonné ?

– Chacun a ses limites. Ainsi mon manque d’enfant, mon désir d’enfant ne me donne pas le droit de priver un enfant de l’affection d’une mère : c’est simple, mais cela suffit à justifier le retrait de ce projet de loi qui finalement n’est que la conséquence logique d’une société individualiste, où chacun veut que l’Etat (ou la science) comble ses désirs, fut-ce au détriment de l’autre ou de la collectivité !

On nous rétorque que les enfants dans ces familles ont des destins équivalents aux autres : aucune étude sérieuse n’est venu l’étayer; on a interrogé des enfants dans ce type de famille en concluant que tout allait bien… Vont-ils devant un micro reprocher à celui ou celle qui les éduque, qui les aime et qu’ils aiment de les avoir coupé de leur père ou mère biologique, alors même qu’ils n’ont pas le recul suffisant sur leur enfance et adolescence ? Moi je n’ai compris mon enfance, comme beaucoup, qu’après l’âge de 30 ans… l’Etat doit proposer et favoriser avant tout aux futurs adultes ce qu’il ya de meilleur : l’altérité d un couple homme femme.

– Le discours ambiant sous-tend même parfois que les couples homosexuels seraient plus harmonieux : je vous rassure : ils ont les mêmes problèmes que vous, à cette nuance près, rarement évoquée car très sensible et que je constate autour de moi : la non-altérité de leur relation me semble souvent être un terreau moins favorable à une complétude de la relation, et donc souvent à sa durabilité (voir chiffres de pacsage Insee/Ined, homo vs hetero) ; cette souffrance est souvent niée en bloc car insupportable ; est-ce une raison pour modifier le sens du mariage ? je ne le crois pas. La semaine dernière, Mme Caroline Mecary, avocate influente, a demandé la suppression de la notion de fidélité dans le mariage… Je vous laisse seul juge…

Ne modifions pas le sens du mariage, mais préférons offrir à ces couples et à ces enfants dans des situations qui existent un cadre législatif protecteur : il y a déjà de nombreux outils ; améliorons-les et faisons les connaitre !

Pour finir, je veux souligner que malgré mon opposition, il faut savoir être très nuancé dans ses propos car ce débat touche à l’intime de chacun, à sa vie affective avec sa fécondité, ses blessures, ses hauts et ses bas, et chacun sait combien cela n’est pas toujours facile !

Ne jugeons personne, respectons chacun, mais n’acceptons pas un Etat qui aurait pour seul but de combler les désirs – fussent-ils légitimes et sincères – de chaque catégorie de la population au détriment des plus faibles et de l’ensemble de la société ! >>

 

Sa lettre au cardinal Barbarin

<< Monseigneur,

Ces quelques mots pour vous dire tout mon soutien, et mon encouragement dans le combat juste que vous menez contre le « mariage gay » pour défendre la famille telle que voulue dans le plan de Dieu. Nous nous sommes croisés, je suis viticulteur, maire de ma commune rurale, et partageant ma vie avec un garçon. Je voulais vous apporter mon soutien dans le contexte actuel, et vous confirmer quelques éléments que vous avez fort bien compris :

– je ne connais pas d’homosexuels en couple dans mon entourage qui réclament pour eux mêmes le mariage… pour les autres certes -en raison du fameux principe d’égalité – mais pas pour eux…

– beaucoup d’homosexuels se fichent de ce débat et n’ont que faire du mariage; un certain nombre sont contre pour des raisons religieuses, ou encore car il ne veulent pas plagier les heteros, ou ils veulent rester « libres »…

– la nature même de l’homosexualité, et ses causes profondes, suffisent de mon point de vue pour comprendre l’incompatibilité du mariage (civil et religieux) avec des personnes du même sexe, si l’on veut bien ne pas rabaisser le mariage à un simple acte administratif régissant une relation économique comme je l’ai lu récemment : l’homosexuel est une personne souvent blessée, à la sexualité souvent immature, qui se transforme souvent en sexualité boulimique avec une infidélité quasi-consubstantielle : il suffit pour s’en convaincre de lire la presse homosexuelle où le sexe est omniprésent, de connaître un temps soit peu ce monde pour s’en rendre compte…. Philippe Ariño, homosexuel catholique, analyse avec une grande profondeur et une grande justesse la nature profonde de l’homosexualité sur son blog  www.araigneedudesert.fr

– et dans ce contexte instable, comment transmettre a des enfants le meilleur ?

– et en fin de compte faire grandir les nouvelles générations d’homosexuels en leur disant que le mariage est pour eux, revient à méconnaître leurs nature profonde et leurs souffrances, et à les enfermer dans leur état ; permettre le mariage homosexuel est donc foncièrement homophobe !

– vous évoquiez la porte ouverte vers la polygamie: le magazine Tetu a fait il y a quelques mois un article sur les « trouples »… un livre (écrit par Lionel Labosse) vient de sortir prônant la disparition du mariage au profit d un contrat universel a 2,3 ou 4 quel que soit le sexe…

– je ne parle pas des effets sociologiques, sociétaux, anthropologiques, psychologiques dont vous avez bien sûr saisi toute la portée.
Depuis la découverte de mon homosexualité, avec un parcours parfois chaotique, je n’ai eu de cesse de chercher à comprendre et à essayer de mettre ma vie en accord avec ma foi (et non l’inverse !) ; je ne suis pas au bout du chemin …. mais je sais que l’Eglise a sur ce sujet un discours – certes exigeant – mais juste et vrai !

Comme maire, je refuserai de procéder à de telles unions ; comme homosexuel je témoigne à contre courant de la pensée générale auprès de cette « communauté » (qui n’a rien d’une communauté, car c’est un monde évidemment très divers contrairement à ce que l’on nous fait croire), comme chrétien je prie pour que nous chrétiens ayons des paroles justes qui touchent les cœurs et les consciences.

Monseigneur, je voulais vous donner par ces quelques mots mon témoignage et mon soutien; je vous porte dans ma prière ainsi que tous les hommes et femmes de bonne volonté pour défendre l’Homme dans ce qu’il a de plus grand, et témoigner ainsi de l’Amour de Dieu !

Recevez , Monseigneur, l expression de mon profond respect. >>

 

Le Tract pour le 24 Mars est arrivé!!! Imprimez et distribuez le !

24mars4 24mars5

tract manif du 24

 

L’étude de Mark Regnerus (US) sur les enfants ayant eu un parent homosexuel

Concernant l’homoparentalité, une nouvelle étude de sociologie américaine nous met en garde contre l’usage abusif des science sociales dans le débat public, tout en offrant un bon aperçu de l’expérience d’avoir eu un parent homosexuel pour la génération aujourd’hui adulte. Cette étude va dans le sens de ce qui a longtemps été une évidence, et qui fait aujourd’hui l’objet de controverses : en moyenne, un enfant s’en sort mieux lorsque son père et sa mère restent mariés.

L’apport américain

La spécificité des États-Unis en matière de débat sur l’homoparentalité est double : l’évolution de la société fait que des situations d’homoparentalité de fait existent depuis les années 1990, et donc une génération d’enfants de ces foyers est parvenue à l’âge adulte ; l’autre spécificité est le grand respect pour l’apport des sciences sociales : aux États-Unis, même les sujets controversés, comme par exemple les inégalités sociales, sont abordés à travers de grandes enquêtes sociologiques et statistiques. Les chercheurs en sciences sociales jouissent d’une assez grande autonomie pour étudier divers objets sans nécessairement se soucier de l’opinion dominante.

Un des problèmes du débat français sur l’opportunité d’accorder le droit aux personnes de même sexe de se marier, et d’adopter des enfants, est la mise en avant de statistiques dont les origines sont assez obscures. Ces chiffres portent sur le nombre de foyers homosexuels où des enfants sont élevés, et sur les conséquences pour ces enfants, présentées comme égales, sinon optimales par rapport aux enfants élevés dans un foyer composé d’un père et d’une mère mariés. La plupart de ces affirmations ne sont pas fondées sur des études sociologiques françaises, mais sur des études américaines, qui se sont multipliées depuis le début des années 2000.

L’étude de Mark Regnerus

Dans un article intitulé « How different are the adult children of parents who have same-sex relationships? Findings from the New Family Structures Study » [« A quel point les enfants devenus adultes de parents ayant eu une relation homosexuelle sont-ils différents ? Résultats de l’Étude sur les nouvelles structures familiales » ] et rendu public le 11 juin 2012, Mark Regnerus, chercheur en sociologie à l’université du Texas, présente une étude considérée comme rigoureuse et complète selon l’analyse de plusieurs de ses pairs1, ou même de promoteurs de l’homoparentalité2.

Cette étude remet en cause le dogme, qui s’était établi dans le milieu scientifique et militant, selon lequel grandir dans un foyer où les parents sont de même sexe ne changerait rien, voire serait bénéfique pour l’enfant en comparaison à d’autres configurations familiales. Quelques-unes de ces études avaient même été jusqu’à affirmer la supériorité d’un foyer composé de deux femmes sur un foyer avec père et mère mariés. Cela constituait un changement de paradigme scientifique très brusque puisque au milieu de la décennie 1990, moment où les fictions télévisuelles commencèrent à présenter divers arrangements familiaux impliquant des homosexuels sous une perspective favorable (pensons à la série Friends par exemple), les experts de la famille considéraient encore que l’arrangement familial le plus favorable pour le devenir des enfants était avoir un père et une mère toujours mariés. Ce brusque bouleversement de paradigme est apparu comme suspect aux yeux de Regnerus, sociologue respecté, dont les études précédentes portent notamment sur l’activité sexuelle des jeunes gens non mariés3.

Méthodologie de l’enquête

Aidé par des collègues, Mark Regnerus a repris une base de données sociologique très fouillée appeléeNew Family Structures Study4, et il a posé une question à plus de 15 000 américains devenus adultes entre 1990 et 2009 et sélectionnés de façon aléatoire : « Est-ce que l’un de vos parents biologiques a eu, entre votre naissance et l’âge de vos 18 ans, une relation amoureuse avec quelqu’un de son propre sexe ? » 175 ont répondu que c’était le cas pour leur mère, 73 pour leur père. Ces personnes, ainsi qu’un échantillon représentatif de cette génération de la population américaine, ont passé un entretien approfondi portant sur leur vie, leurs relations amoureuses et leur propre éducation, – soit en tout 2 988 personnes interrogées. L’objet de l’enquête est de tester le paradigme de l’absence de différences. Pour cela, Mark Regnerus a constitué huit groupes parmi les  personnes interrogées suivant les structures familiales dans lesquelles ils avaient grandi :

– Famille biologique intacte (“still-intact, biological family”) : un père et une mère marié depuis la naissance de l’enfant jusqu’à aujourd’hui. (919)

– Mère lesbienne : la mère a eu une relation amoureuse avec une femme. (163)

– Père gay : le père a eu une relation amoureuse avec un homme. (73)

– Adopté : adoption par un ou deux parents avant l’âge de deux ans. (101)

– Divorce tardif ou garde partagée : l’enfant a vécu avec ses deux parents jusqu’à 18 ans, ils ne sont plus mariés. (116)

– Belle-famille : les parents biologiques n’ont jamais été mariés ou ont divorcé, le parent ayant la garde s’est marié avec quelqu’un d’autre avant les 18 ans de l’enfant. (394)

– Monoparentalité : les parents biologiques n’ont jamais été mariés ou ont divorcé, le parent ayant la garde ne s’est pas marié ou remarié avant les 18 ans de l’enfant. (816)

– Autres configurations, dont le décès d’un des parents. (406)

Les résultats significatifs

Comparés aux enfants de “famille biologique intacte”, les enfants aujourd’hui adultes dont la mère a eu une relation amoureuse avec une femme présentent 25 différences significatives sur les 40 variables testées :

Variable testée Enfants devenus adultes de famille biologique encore intacte Enfants devenus adultes dont la mère a eu une relation amoureuse avec une femme avant leur majorité
Questions de type OUI ou NON, résultats moyens en pourcentages
En cohabitation actuellement 9% 24%
La famille a reçu des aides publiques pendant la jeunesse des enfants 17% 69%
Bénéficiaires d’aides publiques actuellement 10% 38%
Employés à temps plein actuellement 49% 26%
Actuellement au chômage 8% 28%
Ont voté à la dernière élection présidentielle 57% 41%
S’identifient comme entièrement hétérosexuels 90% 61%
Ont eu une relation extraconjugale alors que mariés ou en cohabitation 13% 40%
Ont subi des attouchements sexuels par un parent ou un adulte 2% 23%
Ont subi une relation sexuelle contre leur consentement 8% 31%
Questions portant sur une échelle continue, résultats moyens.
Niveau d’éducation atteint (échelle de 1 à 5) 3,19 2,39
Sentiment de sûreté dans la famille d’origine (1 à 5) 4,13 3,12
Impact négatif de la famille d’origine (1 à 5) 2,3 3,13
Auto-estimation de la santé physique (1 à 5) 3,75 3,38
Index de dépression (échelle de 1 à 4) 1,83 2,2
Échelle d’évaluation du degré de dépendance à autrui (1 à 5) 2,82 3,43
Niveau de revenu (1 à 13) 8,27 6,08
Relation amoureuse actuelle en difficulté (1 à 4) 2,04 2,35
Questions portant sur des fréquences, des occurrences, moyenne sur une échelle
Fréquence d’usage de la marijuana (1 à 6) 1,32 1,84
Fréquence d’usage de la cigarette (1 à 6) 1,79 2,76
Fréquence d’utilisation de la télévision (1 à 6) 3,01 3,70
Fréquence d’arrestations par la police (1 à 4) 1,18 1,68
Fréquence de ceux ayant reconnu avoir commis un délit (1 à 4) 1,1 1,36
Nombre de partenaires sexuels féminins pour les femmes (0 à 11) 0,22 1,04
Nombre de partenaires sexuels masculins pour les femmes (0 à 11) 2,79 4,02

Lecture : En moyenne, 9% des enfants aujourd’hui adultes dont le père et la mère sont encore mariés vivent en cohabitation sans être mariés, contre 24% des enfants devenus adultes dont la mère a eu une relation amoureuse avec une femme entre le moment de leur naissance et l’âge de 18 ans.

Les résultats présentés ci-dessus sont une sélection traduite de tableaux pris directement dans l’article de Regnerus. Ces 25 variables présentent des différences statistiquement probantes et testées entre “avoir grandi dans une famille dont les parents biologiques sont mariés”, et “avoir fait l’expérience entre 0 et 18 ans d’une mère ayant eu une relation amoureuse avec une femme”.

Quelques conclusions à retenir

– Toutes les recherches scientifiques précédentes sur l’homoparentalité sont d’une utilité quasiment nulle, car leurs conclusions ne peuvent pas être extrapolées à la population entière : d’une part, les échantillons y sont trop faibles (des échantillons de 44 personnes au maximum, d’après Regnerus, p. 754, qui donne un résumé de ces recherches) ; d’autre part, ils sont constitués de façon non aléatoire, selon la méthode « boule de neige » : les membres de l’échantillon sont sélectionnés à l’intérieur d’un réseau dont les membres se cooptent. Pour ces raisons, ces échantillons ne sauraient refléter la composition socio-économique, religieuse, raciale et géographique des Etats-Unis. Par ailleurs, les interviewés ont souvent conscience de l’impact politique de l’enquête à laquelle ils participent.

– Cette étude est novatrice car elle donne avec une grande rigueur méthodologique le point de vue de l’enfant sur le fait d’avoir eu un parent homosexuel, alors que la parole était jusqu’ici monopolisée par les parents.

– Le trait le plus marquant de cette enquête sociologique, s’il fallait en retenir un, est l’instabilité de la vie de l’enfant dont la mère a eu une relation amoureuse avec une femme : davantage de temps passé dans un foyer d’accueil, davantage de temps passé chez les grands parents, davantage de temps passé de manière autonome avant 18 ans. En fait, moins de 2% de ces enfants ont passé leur enfance entière avec leur mère et sa partenaire.5

Les limites d’une telle recherche

– Cette étude ne dit rien sur l’expérience de grandir dans des foyers homoparentaux dans la période actuelle, et ce pour deux raisons : 1. Avoir un parent ayant eu une relation homosexuelle n’est pas synonyme d’avoir grandi dans un foyer homoparental. 2. Cette étude porte sur une génération aujourd’hui adulte, pour laquelle le fait homosexuel était peut-être moins bien accepté socialement qu’aujourd’hui.

– Il ne faut pas demander aux sciences sociales plus qu’elles ne peuvent donner : une bonne recherche ne peut être normative ou prédictive. C’est la description qui doit guider la démarche, mais elle est elle-même dépendante de catégories utilisables et opportunes. Les catégories prises ici reflètent cela : ce n’est pas tant une étude de l’homoparentalité que de l’expérience d’avoir un père ou une mère biologique ayant eu au moins une fois une expérience homosexuelle avant la majorité de l’enfant. Même si dans l’échantillon, certaines personnes ont effectivement eu une expérience de vie dans un foyer homoparental, ils sont bien moins nombreux que les membres des deux catégories ciblées. (23% des enfants dont la mère a eu une relation amoureuse avec une femme ont vécu avec ces deux femmes pendant au moins trois ans avant d’atteindre 18 ans; moins de 2% des enfants dont le père a eu une relation amoureuse avec un homme ont vécu avec ces deux hommes pendant au moins trois ans avant d’atteindre 18 ans).

– Mark Regnerus met prudemment en garde contre l’utilisation d’une telle étude à des fins politiques : ses seules applications solides et concrètes seraient de défaire l’utilisation politique et idéologique des études précédentes participant du paradigme de l’absence de différences, et d’indiquer la rareté d’une telle configuration familiale pour les générations dont les enfants sont devenus adultes. La sociologie nous ordonne ici à grands frais de nous méfier d’elle, offrant une remise à plat du bruit médiatique autour de l’apport de la « Science » au débat sur la légitimité de l’homoparentalité.

– En fait, ce qui est fondamentalement en jeu ici, c’est le maintien de l’idéal de la famille biologique mariée. Pour Mark Regnerus : « La famille nucléaire biologiquement intacte et stable semble être, même si c’est une fausse impression, une espèce en voie de disparition. Cependant, elle demeure l’environnement le plus sain et sécurisant pour le développement de l’enfant. […] Ce qu’affirmaient les sociologues Sarah McLanahan et Gary Sandefur en 1994 reste une réalité : ” S’il nous était demandé de concevoir un système destiné à répondre aux besoins essentiels de l’enfant, nous finirions probablement par inventer quelque chose d’assez proche de l’idéal d’une famille avec deux parents.” Ses avantages sont amplement démontrés : accès au temps et à l’argent de deux adultes, un système d’équilibre des pouvoirs, une double connexion biologique à l’enfant, le tout renforçant la “probabilité que les parents s’identifient à l’enfant et soient capable de se sacrifier pour cet enfant, ce qui réduirait la probabilité que l’un des parents abuse de l’enfant.” Cette étude confirme la sagesse du sens commun. »6

  1. Osborne, Cynthia. « Further comments on the papers by Marks and Regnerus ». Social Science Research 41, no. 4 (juillet 2012) : 779-783 
  2. Burroway, Jim. « First Look at Mark Regnerus’s Study on Children of Parents In Same-Sex Relationships »,boxturtlebulletin.com, juin 10, 2012 
  3. Regnerus, Mark, et Jeremy Uecker. Premarital Sex in America : How Young Americans Meet, Mate, and Think about Marrying. Oxford University Press, USA, 2011 
  4. NFSS, que l’on peut traduire par « Etude sur les nouvelles structures familiales » 
  5. Mark Regnerus, « Queers as Folk », Slate, juin 11, 2012. 
  6. in Mark Regnerus « Response to Paul Amato, David Eggebeen, and Cynthia Osborne », Social Science Research, juillet 2012, Vol. 41, n°4, p. 786-787 

Témoignage : Un Américain élevé par deux lesbiennes remet à sa place Najat Vallaud-Belkacem

Sondage IFOP pour Alliance VITA : la baudruche se dégonfle

Seulement 39% des Français adhèrent au projet de loi Taubira

Au lendemain du vote en première lecture par l’Assemblée nationale du projet de loi Taubira, Alliance VITA a demandé à l’IFOP de réaliser un sondage sur l’adhésion réelle des Français à ce projet.

En effet, jusqu’à aujourd’hui, les sondages ont séparé la question du mariage et de l’adoption, donnant jusqu’à 66% d’adhésion au « mariage pour tous ». Or, dans la loi française, ces deux réalités sont indissociables. Le slogan de « mariage pour tous » est donc réducteur et trompeur, puisque le projet de loi sur l’ouverture du mariage pour deux personnes de même sexe implique nécessairement, en France, l’adoption d’enfant.

Alliance VITA a donc choisi de poser les 3 questions réellement en débat aujourd’hui :

“Vous savez qu’actuellement en France, le mariage ouvre automatiquement la droit à l’adoption, c’est-à-dire qu’on ne peut dissocier mariage et adoption. Dans ces conditions, êtes-vous plutôt favorable :

  • Au droit au mariage pour des personnes de même sexe, assorti du droit d’adopter  : 39%
  • A une union civile, qui accorderait davantage de droits que le PACS, sans pour autant permettre le droit à l’adoption : 36%
  • A aucun de ces deux projets : 21%”
  • NSP (ne savent pas) : 4%”

Les résultats montrent que seulement 39% des Français adhèrent au projet de la loi Taubira

Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA : « Les membres de nos équipes VITA engagés sur le terrain rencontrent tous les jours des Français qui ignorent encore que le texte voté mardi dernier permet qu’un enfant soit adopté par deux hommes ou deux femmes. Or, notre sondage interroge les Français sur la réalité de la loi, et non sur la présentation édulcorée que la formule « mariage pour tous » en donne. Par souci de transparence, nous avons décidé d’adresser la totalité des résultats de ce sondage à chaque parlementaire, afin qu’il se prononce en connaissance de cause. Contrairement à ce qu’on entend trop souvent, seulement 39% des Français adhèrent à l’essentiel du projet de loi Taubira. Or, ce chiffre ne prend pas même en compte les perspectives de la procréation artificielle, face auxquelles les Français montrent encore plus de réticences. Selon nous, c’est le moment de se mobiliser avec force pour ne pas laisser la suite du processus législatif se dérouler sans opposition. Ce que les élus vont découvrir, c’est que la baudruche se dégonfle, puisque que l’on passe d’un taux d’adhésion de 66% à un modeste 39%, qui nous ramène à la réalité. Par ailleurs, ce sondage révèle que c’est une idée fausse de prétendre que la Gauche est unanime sur ce sujet, quand on voit la proportion importante d’électeurs de cette sensibilité qui n’y adhérent pas, notamment 43% des électeurs de François Hollande ».

 > Consulter les résultats du sondage

Rappel :

La prochaine manifestation nationale aura lieu le 24 mars 2013 à Paris. Tugdual Derville est par ailleurs porte-parole de la Manif Pour Tous.

Catégorie(s): Communiqués de presseFamille et droits de l’enfantPresseSociété

Mots-clefs :

Merci aux Vendéens qui ont contribué à ce record historique : 700 000 signatures pour le CESE en quelques jours !!!

Merci aux Vendéens qui ont contribué à ce recors historique : 700 000 signatures en quelques jours!!!

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Vendredi 15 février ont été déposées au Conseil Economique Social et Environnemental 700 000 signatures venues de la France entière. Jamais aucune pétition n’avait pu réunir le nombre suffisant de signatures (500 000) pour ouvrir le débat au sein de cette troisième assemblée constitutionnelle de la République.

La Manif pour Tous continue! objectif 1 000 000 !

Merci à tous!

 

 

 

La Vendée lève le voile : pour la Saint Valentin vive le mariage bio !

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En cette fête de la Saint Valentin, nous voulons redire que le grand mouvement spontané et populaire de La Manif Pour Tous aime l’Amour, et qu’il est attaché à l’union d’un homme et d’une femme, avant tout pour offrir le meilleur à chaque enfant, à savoir un papa et une maman.

Comme certains Vendéens ne pourront se déplacer à Paris le 24 mars prochain, nous organisons l’opération « La Vendée lève le voile » pour mettre en lien tous les opposants au projet de loi Taubira. Symboliquement, nous emmènerons sur un voile de mariage le nom de tous nos compatriotes qui auront concrètement participé à la prise en charge des transports. Nous lèverons ce voile en tête de cortège au nom de tous les Vendéens qui soutiennent cette cause.

Chacun peut inscrire son nom sur ce voile en échange d’une libre participation sous forme de don. L’ objectif est double :

Emmener avec nous tous les Vendéens qui auraient aimé être présents à Paris le 24 mars prochain et qui n’ont pas pu se joindre physiquement à nous.

Récolter le maximum de fonds possibles pour diminuer au maximum le coût des transports afin que la question financière ne soit pas un obstacle.

Tous les dons sont les bienvenus, petits, moyens, gros, qu’ils viennent de particuliers, d’associations, ou d’entreprises. Ils seront TOUS affectés aux transports. Notre association, d’intérêt général, peut délivrer des reçus fiscaux aux donateurs pour des déductions d’impôts.

Pour faire un don, téléchargez le formulaire ci-dessous :

Formulaire de dons

2.000 Vendéens à La Manif Pour Tous et Partout à La Roche sur Yon le 2 février

2000 personnes à La Roche sur Yon le 2 février

Plus de 2.000 personnes à La Roche sur Yon le 2 février

Article Ouest -France du 3 février